11/04/2022
LE FILS HÉRITIER
PARTIE 38
Ma mère tombait-elle dans son propre piège ? Ou, se disait-elle simplement qu’elle devait profiter de la vie maintenant que mon père n’était plus là ? Que se passait-il dans sa tête ? Elle restait avec ce monsieur, de façon normale.
Elle disait oui à tout ce qu’il proposait. La sorcière s’était-elle faite envoûtée ?
Martin : Sarah, partons loin
Sarah : tu es fou ou quoi ?
Martin : fou de toi mon amour. Nous avons été séparés par des malades. Jean était puissant mais, il n’est plus là. Nous pouvons vivre notre amour tranquillement
Sarah : j’ai un fils
Martin : un fils ?
Ma mère venait de se faire piéger. L’amour la rendait presque inconsciente de ce qu’elle avançait. Jamais elle n’avait fait cette erreur. Ou alors elle voulait maintenant l’assumer. Mon père n’était plus là. Celui qui la forçait à m’assumer comme sien.
Martin : euh… Je ne te comprends pas bien Sarah. Tu as deux fils à ma connaissance. D’ailleurs, ce n’est pas ça qui est important. Ce qui est important c’est notre amour. Je t’aime et tu m’aimes. Je sais que tu vas me dire qu’on n’a plus quinze ans. Mais est-ce que l’amour là n’est pas alors vivant
Elle enleva sa main de celles de ce dernier
Sarah : tu sais très bien que ce que tu me demandes est impossible. Qu’est-ce que je dirai ?
Martin : que tu avais besoin de vacances c’est tout
Sarah : Martin s’il te plaît…
Martin : la réponse est oui ?
Elle hésitait et ne savait quoi répondre. La femme forte et capable responsable de ses décisions n’arrivait donc pas à résister à cet amour de jeunesse ? Que se passait-il dans sa tête. Elle se mis alors à réfléchir intérieurement
Sarah : hum il a même peut-être raison. Je reste encore faire quoi ici ? J’ai vu de toutes les couleurs. Je ne peux pas perdre mais j’ai vraiment besoin de penser à moi. Oui je dois me détendre et profiter de la vie. J’ai toujours vécue dans le poison et la prison. Mon mariage n’était que mascarade. Heureusement que j’étais même maligne. J’accepte ou je refuse ? J’ai tellement envie de partir ailleurs et surtout avec lui. Comment résister à son charme ? A ses yeux, ses bisous, ba**ers et caresses ? Hum quand il me touche alors c’est seulement la magie ehh
Elle pensais et il trouvait ce silence long
Martin : je suis venu pour te récupérer et je ne partirai pas sans toi. Je n’ai jamais pu refaire ma vie Sarah. Certes j’ai eu des relations mais c’est tout simplement parce que je suis un homme. Je ne suis pas en fer. J’ai de mon côté construit un empire. Je suis tellement riche que je peux nous offrir des vacances où nous voulons et quand nous voulons. Je veux que tu sois ma femme. Cette qui héritera de tout ce que j’ai. A part si tu me fais un enfant malgré notre âge
Ils éclatèrent de rire
Martin : je suis même prêt à me mettre à genoux mon amour. Ne me laisse pas partir. Si tu viens avec moi on vivra notre amour. Cette passion dont on a été privé. Mais si tu me laisses de nouveau partir tu as ma parole. Plus jamais je ne reviendrai
Ma mère était coincée. Elle ne voulait pas le laisser partir. Mais, elle ne voulait pas non plus tout abandonner.
Elle était partie dans la do**he sans lui donner de réponse. Il était en colère et avait taper du poing dans le matelas
Une fois dans la do**he, elle lança un appel téléphonique à mon frère. On causait et on ne s’attendait pas à cet appel
Aristide : c’est maman
Gédéon : décroche et met le haut-parleur
Il exécuta
Aristide : allô maman
Sarah : mon fils ça va ?
Aristide : comment ça peut aller maman ? Je me suis fais du soucis toute la nuit. Tu es partie et n’es même pas revenue
Sarah : j’avais besoin de me changer les idées
Aristide : je comprends que la mort de papa te perturbe. Mais, il fait rester forte maman
Sarah : ne t’inquiète pas je vais bien. Sinon que fais-tu ?
Il coupa le son de son téléphone en mettant muet. Elle ne pouvait plus entendre
Aristide : je dis quoi ?
Gédéon : dis que tu es parti voir des amis
Aristide : je suis sorti avec des amis maman
Sarah : et Gédéon ?
Aristide : il est sorti avant moi aujourd’hui comme d’habitude. Je ne sais pas plus
Sarah : tu comptes rentrer à quelle heure ?
Aristide : je vais passer toute la journée avec eux
Sarah : donc il n’y a vraiment personne à la maison
Aristide : oui maman. Tu sais que Gédéon va rentrer vers vingt heure non. Mais, pourquoi toutes ces questions ?
Sarah : je préfère savoir. Bon après
Elle avait coupé l’appel et on trouvait ça très bizarre
Gédéon : c’est étrange
Aristide : elle prévoit quelque chose. Sinon, pourquoi demander si la maison est vide ?
Gédéon : on doit rentrer
Aristide : rentrer et se cacher. Sinon on ne pourra pas la démasquer
Gédéon : elle doit prévoir quelque chose d’explosif. Elle veut la maison vide. Mais, elle sera servi
Mon frère et moi étions partis stopper un taxi pour rentrer à la maison. Nous nous étions caché à des endroits différent. Moi à l’intérieur et lui, dehors.
Nous avions quand même attendu longtemps.
Elle était sortie de la do**he et s’était assise sur les genoux de Martin
Martin : hum !
Sarah : tu n’es pas content ?
Martin : j’ai surtout peur
Sarah : de quoi ?
Martin : j’ai peur que tu refuses ma demande
Sarah : je ne compte pas refuser. Je devais juste m’assurer de quelque chose
Martin : alors, tu veux bien partir avec moi ?
Sarah : oui
Il se leva et commença à sauter de joie. Il était l’homme le plus heureux du monde. Elle lui jeta plusieurs sourires et rires. C’était rare de voir cela. Elle se disait enfin qu’elle allait être heureuse
Martin : je te propose qu’on parte maintenant
Sarah : je dois récupérer des choses chez moi
Martin : tu n’en as pas besoin
Sarah : si, j’ai des affaires à prendre ? Cela ne me prendra pas beaucoup de temps
Martin : si tes enfants te voient prendre des affaires
Sarah : tout est sous contrôle. Il n’y a personne chez moi
Martin : je t’accompagne alors ?
Sarah : j’ai mon véhicule
Martin : on ne partira pas avec ton véhicule. Je te propose de rentrer le laisser chez toi. Vu que je suis aussi véhiculé on repart avec le mien
Sarah : d’accord !
Ils n’avaient pas perdu de temps et étaient déjà à la maison. Mon frère et moi avions établi une communication par message. Il m’avait envoyé qu’il voit la voiture de maman puis un autre.
Il se posait la question de savoir qui était cet homme. Ils étaient entrés et elle était montée dans sa chambre.
Elle avait récupéré des affaires et quand elle était descendue, elle ne trouvait plus Martin. Ce dernier était à la cuisine et se servait un verre d’eau.
Martin : elle est magnifique cette maison
une fois qu’il parla, mon père de son côté se précipita devant ses écrans.
Sarah : il ne faut pas rester ici ?
Martin : mais, mon amour je ne fais que boire un verre d’eau
…..
Mon père dans sa cachette
Mendouga : Martin ? Mais, que fais-tu là ? Pourquoi l’appelles-tu mon amour ? Ce n’est pas possible. J’avais eu raison de rompre tout lien avec toi. Donc tu convoitais ma femme ? Et maintenant que je suis soit disant mort tu reviens ?
….
Sarah : Il ne faut plus dire un mot de plus
Martin : qu’est-ce qui te prend ?
Sarah : il faut finir ton verre et on s’en va
Ils étaient sortis de la cuisine. Elle était en colère et il voulait s’excuser
Il l’arrêta alors
Martin : il y a quoi ?
Sarah : je t’ai pourtant laissé ici au salon
Martin : j’avais vraiment soif mon amour
J’entendais tout et je voyais toute la scène
Gédéon : mon amour ?
….
Sarah : tu te rappelle quand je t’ai eu au téléphone et je t’ai dit d’arrêter tes manigances ?
Martin : oui, et je ne comprends toujours pas
Sarah : quelqu’un m’espionne Martin. J’ai perdu la tête et je pensais que c’était toi. La personne a enregistré tout ce que je faisais depuis ma cuisine
Martin : quoi ?
Sarah : il y a des caméras et des micros dans cette cuisine. Si ce n’est pas toi qui est derrière tout cela ça ne peut qu’être que Marie, notre ancienne femme de ménage. Même si elle est censée être morte
Martin : on va s’asseoir tu m’expliques ça bien
Sarah : je l’ai vu et pas qu’une fois
Martin : je ne sais pas qui s’est mais pourquoi te voudrait-elle du mal ?
Sarah : c’est une longue histoire Martin. J’ai vécu le calvaire dans cette maison. Je t’assure
Martin explique bien
Sarah : tu veux savoir ça pourquoi ?
Martin : car ça te rend mal
Sarah : elle voulait me voler ma vie
Martin mais, en quoi faisant ?
Sarah : cette sorcière était tombée enceinte de Jean
Je commençais à respirer fort
Martin : et, que s’est-il passé ?
Sarah : il m’a forcé à ne rien dire. J’ai assumé une fausse grossesse Martin tu te rends compte ? J’ai élevé un enfant qui n’était pas de moi mais de l’acte adultérin de mon mari
Les choses devenaient alors claires pour moi. Je n’arrivais pas à croire. C’est comme ci le ciel me tombait dessus. J’enregistrais leur conversation
Martin : cette Marie est arrivée quand ici ?
Sarah : après la naissance d’Aristide pour m’aider dans les tâches ménagères. Une jeune fille de dix-huit ans hein. Villageoise même. Avec tout ce que je lui ai donné elle m’a fait ça ? Mendouga ne devait pas trahir ses partenaires. Cette histoire allait le salir et lui faire perdre beaucoup. Alors j’ai caché
Martin : ça veut dire que Gédéon, ton deuxième qu’on connaît n’est…
Sarah : n’est pas mon fils mais celui de Marie
Martin : oh mon Dieu ! Jean est un sale type
Sarah : elle l’avait envoûté
Martin : eh haa… Tu sais quoi, on va aller se changer les idées. Ne perdons pas de temps. Tu te sens bien là ?
Sarah : ça m’a fait du bien de vider mon sac
Martin pris sa main. Et de l’autre main son sac chargé. Ils étaient sortis après avoir échangé un ba**er et étaient partis. Aristide avait couru jusqu’au salon une fois que ces derniers avaient fermé le portail. Il m’avait trouvé sur les escaliers avec les larmes aux yeux
Aristide : il y a quoi ?
Je ne parlais pas
Il me secoua les épaules
Aristide : il y a quoi Gédéon ? Parle-moi je t’en supplie
Je l’avais fixé dans les yeux. Je pleurais de plus en plus
Gédéon : tout n’est que mensonge. Elle, papa, et cette Marie
J’avais couru jusqu’à la cuisine. J’avais connecté mon téléphone à une enceinte. J’avais mis le son à fond et j’avais lancé mon enregistrement
Aristide : qu’est-ce qui te prend ?
Gédéon : écoute
Une fois l’enregistrement terminé, mon frère était choqué. Je parlais alors pour que la personne derrière les caméras m’écoute
Gédéon : qui que tu sois, tu n’es pas différent d’elle. Vous êtes des menteurs, des imposteurs. Alors, Marie quand tu nous avais demandé d’entrer dans cette maison c’était pour mettre des caméras ? Pourquoi ne m’avais-tu pas simplement dit que tu étais ma mère ? Pourquoi m’avoir laissé continuer à souffrir pour découvrir la vérité ? Je te déteste comme je la déteste. Ni toi, ni elle n’est ma mère
Aristide n’avait pas les mots
Aristide : c’est d’une telle bassesse ce que tu as fait. Installer des caméras ici ? Mais quel psychopathe es-tu ? Quel ?
Nous étions en colère et voulions des explications
facebook veut déjà faire quoi là ? Pardon partageons ohhhhhh
A suivre
Les écrits de WBS