Yoann Fond - Vidéo tuto matériel agricole

Yoann Fond - Vidéo tuto matériel agricole Réalisateur du podcast Des gens Des tracreurs

Créateur de vidéo tuto sur l’utilisation, l’entretien et la réparation de matériel agricole.

T’as pleins d’appels SAV pour des problèmes d’utilisation ? Tes coûts de garantie proviennent en majorité de problème d’utilisation ou d’un manque d’entretien ? Former tes nouveaux techniciens et tes nouveaux chauffeur c’est galère ? Ils ne se souviennent plus de rien au bout de 2h et ne font que t’appeler

Tous ces problèmes, tu peux les résoudre en mettant des vidéos tuto directement accessible sur tes produits (via un QR code)

05/06/2026

Personne t'appelle au SAV pour te demander si tu vas bien.

C'est pas une blague, c'est littéralement la réalité du métier. Du lundi au vendredi, du matin au soir, t'encaisses de la frustration, tu la gères, tu essaies de l'éteindre avant qu'elle déborde.

Et là je te dis : arrête.

Arrête de passer ton temps à limiter la frustration du client comme si c'était le problème à résoudre. La frustration, elle est là, elle sera là demain, et peu importe si tu arrives à l'heure, si tu trouves la pièce, si tu rappelles dans l'heure.

T'arrives sur site, le client te laisse pas accéder à la machine. C'est la faute à qui ? Lui. Et qui est frustré à ce moment ? Encore lui.

La frustration, c'est pas un dysfonctionnement du SAV, c'est la nature même du SAV.

La vraie cohérence dans ce métier, c'est d'accepter ça, de ne pas se battre contre ce qui est structurel, et d'apprendre à gérer la confrontation au lieu de l'éviter. Parce qu'éviter la confrontation pour "limiter la frustration", c'est juste décaler le problème, pas le résoudre.

T'es dans un métier où la friction est permanente. La question c'est pas comment l'éliminer, c'est comment t'y tenir debout.

Gérer les tensions au SAV, ça s'apprend.Écoute active, reformulation, remettre le bazar dans le contexte.C'est des compé...
05/06/2026

Gérer les tensions au SAV, ça s'apprend.

Écoute active, reformulation, remettre le bazar dans le contexte.

C'est des compétences concrètes, pas de la magie.

Mais il y a un deuxième volet que presque personne ne fait : réinterroger le processus interne après chaque tension.

Un genre de diagnostic ou une prise de recul sur le bo**el :
- Qu'est-ce qu'on a fait ?
- Qu'est-ce qu'on a mal fait ?
- Qu'est-ce qu'on n'a pas fait dans le bon ordre ?

Parce qu'un client qui s'énerve, c'est rarement sorti de nulle part :
- C'est une promesse faite sans vérification.
- Une information mal transmise entre deux services.
- Un délai annoncé sans être tenu.
- Un accord passé par un commercial que le technicien n'a jamais vu.

La tension, c'est le symptôme : le processus interne cassé, c'est la cause.

Former les équipes à gérer l'émotionnel : oui. Indispensable.

Mais si derrière, les processus restent incohérents, tu vas juste former des gens à absorber des problèmes qui n'auraient pas dû exister.

Un bon manager SAV fait les deux.
1- Il protège ses équipes face au client.
2- Il corrige ce qui génère les tensions à la source.

04/06/2026

Au SAV on se fait défoncer, et c'est un peu de notre faute.

Pas celle du client, pas celle du constructeur, pas du marché. La nôtre, parce qu'on sait pas dire non.
Gauthier il est venu tout de suite la dernière fois. Alors maintenant, c'est le standard. C'est la barre. C'est ce qu'on attend.

Et le prochain technicien qui peut pas faire pareil, il se fait massacrer pour un boulon à resserrer, parce que le précédent a créé un précédent qu'on n'a jamais validé.

Voilà comment ça marche : une exception devient une norme, une norme crée une attente, une attente non tenue devient une plainte.

On est nos pires ennemis dans ce secteur, et la majorité s'en rend même pas compte. On confond "service client" avec "dire oui à tout", on accepte des interventions qui n'ont rien à faire dans notre agenda, et après on s'étonne que les clients soient en position de force dans chaque négociation.

Le "non", c'est pas un manque de service. C'est la condition pour que le "oui" ait encore de la valeur.

Tant que tu créeras des précédents que t'es pas capable de tenir dans la durée, t'auras exactement les clients que tu mérites.

Ici ça gu**le souvent, t'inquiète, c'est normal qu'on m'avait dit. Alors moi depuis 14 ans, j'ai intégré "Au SAV, c'est ...
04/06/2026

Ici ça gu**le souvent, t'inquiète, c'est normal qu'on m'avait dit.

Alors moi depuis 14 ans, j'ai intégré "Au SAV, c'est normal que les gens crient."

Bah non en fait, ce n'est pas normal. D'ailleurs dans quel endroit sain d'esprit c'est normal de gu**ler ?

Chaque acte de violence au SAV, c'est un signal d'alarme, ça dit une seule chose : en interne c'est le bo**el, il y a des incohérences quelque part.

- Une promesse faite par quelqu'un qui n'avait pas le droit de la faire.
- Une information qui n'est jamais arrivée au bon endroit.
- Un client qui a eu deux réponses différentes selon qui il a appelé.

La violence, c'est un miroir : elle révèle ce qui ne fonctionne pas à l'intérieur, avant même de parler du client.

Alors la prochaine fois qu'il y a un éclat, une scène, un client qui pète un câble : avant de blâmer le client, avant de féliciter le technicien d'avoir "géré"

Pose-toi la vraie question : Qu'est-ce qui, dans notre organisation, a rendu cette violence possible ?

03/06/2026

C'est de la trahison !

T'es entré dans le SAV parce que t'avais envie de rendre service. C'est pour ça que le mot "frustration" te coûte autant.

Sauf que t'es en train de te mentir.

Tu frustres les clients tous les jours, que tu l'assumes ou non. Il a besoin de quelqu'un en 24h, toi t'as des techniciens déjà chargés, une pièce qui traîne, 80km à faire. Tu peux pas. Il attend 72h. Il est frustré. C'est la réalité opérationnelle, et elle a rien à voir avec ta bonne volonté.

La bonne volonté, c'est justement le problème. Elle te fait croire que si tu t'organises mieux, que tu t'engages plus fort, que tu sacrifies un peu plus ta planification, tu pourras éviter cette frustration. Tu peux pas. Et à force d'essayer, t'épuises ton équipe pour un résultat qui existait pas.

Ce métier demande pas de supprimer la frustration, il demande d'apprendre à la porter sans en avoir honte, à l'expliquer sans te défausser, à la nommer sans que ça devienne un drame.

Ce que le client ressent quand tu lui dis "je peux pas avant 72h", c'est de la frustration, oui.

Ce qu'il ressent quand tu lui promets 24h et que tu tiens pas, c'est de la trahison.

L'un des deux se gère, l'autre, non.

J'ai vu un post d'un agri sur LinkedIn : il expliquait qu'il avait montré ses modifications au technicien venu sur place...
03/06/2026

J'ai vu un post d'un agri sur LinkedIn : il expliquait qu'il avait montré ses modifications au technicien venu sur place.

Le tech : dit ni oui ni non. Il n'a même pas dit qu'il remonterait l'information.

Beaucoup ont réagi en critiquant le technicien et je me suis senti visé : parce que je connais très bien sa posture, je l'ai vécue.

C'est pas de l'indifférence. C'est de l'épuisement.

Ce technicien, il a remonté des informations des dizaines de fois. Et des dizaines de fois, on l'a envoyé balader.

Alors ?
- Il a appris à fermer sa gu**le.
- À faire son travail sans se mouiller.
- À ne plus s'exposer.

Et ça, c'est une catastrophe silencieuse.

Parce que non seulement tu perds la confiance du client et tu perds aussi ton technicien.

Pas du jour au lendemain, progressivement, il se détache, il fait son heure et il finit par partir.

Parce que bo**er dans un endroit où ce qu'on dit ne sert à rien, c'est pas vivable.

La violence côté client révèle les incohérences internes et le silence côté technicien aussi.

Les deux sont des signaux et les deux méritent d'être entendus.

Mais pour ça, faut se mouiller, faut se mettre en avant, faut avoir du courage : alors quand est ce que tu te mets en route ?

02/06/2026

Le désaccord, ça s'accepte, ça se gère pas.

On est construits pour pas être d'accord, c'est structurel. Des vécus différents, des éducations différentes, des expériences différentes. Prétendre qu'on peut aligner tout ça en permanence, c'est soit de la naïveté, soit du mensonge.

Et pourtant dans le SAV, on passe notre temps à esquiver le désaccord, à enrober, à trouver une formule qui froisse pas.

Résultat ? On est pas d'accord mais personne le dit, alors rien ne bouge, la tension monte, et ça explose trois mois plus t**d sur un délai d'intervention.

La seule manière honnête de travailler avec un client, c'est de poser le désaccord à plat. "Je peux pas t'envoyer quelqu'un en 24h, je t'enverrai dans 3 jours. On est pas d'accord. Maintenant qu'est-ce qu'on fait ?"

C'est pas du manque de respect, c'est exactement l'inverse.

Frustrer un client, c'est pas échouer. C'est être cohérent avec ce que tu peux réellement faire.

La vraie question c'est pas "comment éviter le désaccord", c'est "est-ce que t'as le courage de le nommer quand il est là."

Non, la gentillesse n'est pas inutile mais elle ne suffit pas à construire quoi que ce soit de solide.Quand Laurent a ba...
02/06/2026

Non, la gentillesse n'est pas inutile mais elle ne suffit pas à construire quoi que ce soit de solide.

Quand Laurent a balancé ça dans l'épisode 62 de Good Morning SAV, ça m'a marqué direct. Pour moi, la valeur justice est extrêmement forte.

Alors quand je me suis répété "La justice compte plus que la gentillesse" j'ai remarqué que c'est valable partout dans notre quotidien.

Et quand tu gères des équipes, ça l'ai 10 fois plus.

Parce qu'être juste, ça veut dire que tes équipes savent exactement comment elles peuvent arbitrer, quels choix elles peuvent faire, quel niveau de décision elles peuvent prendre.

Ça veut dire que t'es juste dans le traitement des conflits internes / externes, juste dans le management, juste dans les combats à mener.

Ça veut dire aussi que ces décisions sont justes vis-à-vis des équipes elles mêmes, vis-à-vis de la reconnaissance qu'elles reçoivent, vis-à-vis des autres clients qui vivent des situations similaires.

- Un technicien traité avec cohérence, dans un cadre clair, sera loyal.
- Une équipe qui comprend les règles du jeu sera loyale.
- Un client qui reçoit le même niveau de traitement que les autres sera loyal.

La loyauté se construit pas sur la sympathie, mais elle se construit sur la justice.

Et pour être juste, tu as besoin d'un cadre extrêmement clair, pas de règles floues, pas d'exceptions permanentes et encore moins d'arbitrages à la tête du client.

Et la justice, ça commence en interne, par toi.

On part à la chasse dans Good Morning SAV : l'épisode 69 vous aide à stopper le flou. https://smpl.is/ak20zLes gens du S...
01/06/2026

On part à la chasse dans Good Morning SAV : l'épisode 69 vous aide à stopper le flou.
https://smpl.is/ak20z

Les gens du SAV veulent rendre service : c’est dans les tripes.

Quand un client demande quelque chose, le réflexe c’est de trouver une solution, pas de poser des limites.

Résultat : on dit “j’essaierai” sans réfléchir, on promet un délai qu’on ne tient pas, on court dans tous les sens pour éviter de décevoir et on finit par décevoir quand même, mais en ayant brûlé de l’énergie en plus.

Le client qui escalade, c'est pas pour le plaisir.Il escalade parce que personne ne l'a entendu en bas.C'est mécanique :...
01/06/2026

Le client qui escalade, c'est pas pour le plaisir.

Il escalade parce que personne ne l'a entendu en bas.

C'est mécanique : il n'obtient pas ce qu'il veut au premier niveau, il appelle le supérieur, puis le supérieur du supérieur.

Ça monte vite, selon ses relations, ses connaissances, ses accès.

Et quand ça redescend ? Le message est déformé, amplifié et chacun a interprété à sa manière.

Résultat : le responsable débarque avec une version qui ressemble à peine à ce qui s'est passé et il doit gérer une situation qu'il comprend à moitié.

Le pire, c'est qu'à chaque niveau, tout le monde pense bien faire.
- "On doit satisfaire le client."
- "La satisfaction avant tout."
- "On dit oui, on règle, on avance."

Sauf que satisfaire à n'importe quel prix sans avoir compris le problème à la base, ça ne règle rien.
Ça reporte les embrouilles.

Et la prochaine fois, le client monte encore plus haut, plus vite et avec encore moins de patience.

Si tu veux casser la mécanique de l'escalade, la vraie question, c'est pas "comment gérer le client en colère".

C'est : qu'est-ce qui fait qu'il n'a pas été entendu la première fois ?

Tu sais, c'est comme faire des diag sur des machines.

Adresse

Nancy
54000

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque Yoann Fond - Vidéo tuto matériel agricole publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Contacter L'entreprise

Envoyer un message à Yoann Fond - Vidéo tuto matériel agricole:

Partager