25/10/2026
Cette nuit, nous avons changé d’heure.
Et ça m’a fait réfléchir à quelque chose.
Nos journées, nos horaires, notre façon de travailler… tout cela nous paraît tellement normal que nous oublions parfois que ce sont aussi des constructions collectives.
Le changement d’heure lui-même ne s’est pas imposé pour respecter notre rythme biologique. Il s’est notamment développé pour répondre à des impératifs d’économie et d’organisation.
Et plus largement, depuis des générations, nous avons intégré toute une série de règles presque sans les questionner :
Il faut se lever tôt.
Il faut être productif.
Il faut travailler beaucoup.
Il faut se dépasser.
Il faut être performant.
Il faut rentrer dans le rythme.
Au point que se lever t**d peut encore être associé à de la paresse, que ralentir peut donner mauvaise conscience et que choisir une autre façon de vivre peut sembler presque anormal. Mais… et si nous ne fonctionnions simplement pas tous de la même manière ?
Certaines personnes sont naturellement efficaces très tôt le matin. D’autres beaucoup plus t**d. Certains ont besoin d’un rythme soutenu. D’autres ont besoin de temps, de calme, d’espace.
Alors forcément, quand on passe des années à essayer de rentrer dans un modèle qui ne nous correspond pas, il peut devenir extrêmement difficile de savoir ce que NOUS voulons réellement.
Et je trouve intéressant de voir aujourd’hui une partie des jeunes générations remettre davantage en question ces modèles : vouloir travailler, oui… mais pas forcément sacrifier toute sa vie au travail. Vouloir réussir, oui… mais peut-être pas selon la définition que d’autres ont choisie pour eux.
Ce n’est pas forcément manquer d’ambition.
C’est peut-être simplement commencer à poser une autre question : « Est-ce que cette vie me correspond vraiment ? »
Et finalement, c’est aussi une grande partie du travail que nous pouvons faire sur nous-mêmes.
Avant de chercher à nous surpasser, à devenir meilleurs ou à repousser encore nos limites…
commençons peut-être par apprendre à nous connaître: nos besoins, nos limites, notre rythme, nos envies.
Parce qu’avant la performance, il y a quand même quelque chose d’essentiel : l’humain.