31/05/2026
📢 𝗟𝗮 𝗺𝗶𝘀𝗲 𝗲𝗻 œ𝘂𝘃𝗿𝗲 𝗱’𝘂𝗻 𝗮𝗰𝗰𝗼𝗿𝗱 𝘀𝗼𝗰𝗶𝗮𝗹 𝗽𝗿𝗲𝗻𝗱 𝗱𝘂 𝘁𝗲𝗺𝗽𝘀
Au cours des derniers mois, le syndicat militaire ACMP-CGPM a rappelé à plusieurs reprises que l’Accord social n’est pas un sprint, mais bien un marathon ! Sa mise en œuvre nécessite en effet de nombreuses étapes légales, budgétaires et administratives qui ne peuvent être finalisées du jour au lendemain.
Dans le message ci-dessous, le ministre de la Défense fait aujourd’hui le point sur l’état d’avancement des différentes mesures ainsi que sur le calendrier prévu jusqu’au 1er janvier 2027.
𝙑𝙤𝙪𝙨 𝙩𝙧𝙤𝙪𝙫𝙚𝙧𝙚𝙯 𝙡𝙖 𝙩𝙧𝙖𝙙𝙪𝙘𝙩𝙞𝙤𝙣 𝙡𝙞𝙗𝙧𝙚 𝙙𝙚 𝙡𝙖 𝙥𝙪𝙗𝙡𝙞𝙘𝙖𝙩𝙞𝙤𝙣 𝙥𝙖𝙧𝙩𝙖𝙜é𝙚 𝙖𝙪 𝙗𝙖𝙨 𝙙𝙚 𝙘𝙚 𝙢𝙚𝙨𝙨𝙖𝙜𝙚.
Nous comprenons l’impatience de nombreux militaires. Le vote de la loi relative à la réforme des pensions la semaine dernière a d’ailleurs renforcé ce sentiment. Dans le même temps, nous constatons que les premiers résultats deviennent visibles et que plusieurs dossiers importants liés à l’exécution de l’Accord social progressent effectivement.
La mise en œuvre de l’Accord social est une nécessité absolue pour rééquilibrer le statut des militaires, puisqu’il est désormais établi que la réforme des pensions était bel et bien inévitable. Un constat sur lequel l’ACMP-CGPM n’a cessé d’alerter depuis longtemps.
Ceux qui pensaient pouvoir échapper à la réforme des pensions n’ont manifestement pas compris le contexte politique.
Ceux qui estiment que l’Accord social de juillet 2025 est insuffisant ou qu’il était possible d’obtenir davantage n’ont pas davantage compris le contexte politique (et sociétal) dans lequel ces négociations ont été menées.
𝗧𝗿𝗮𝗱𝘂𝗰𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗹𝗶𝗯𝗿𝗲
De nombreux militaires se demandent où en est le gouvernement dans la mise en œuvre du nouvel accord social. Certains le font avec une certaine impatience. Après tout, cet accord a déjà été signé en juillet de l’année dernière. C’est pourquoi je souhaite faire ici un point sur les avancées réalisées, tout en présentant une perspective réaliste quant à son implémentation complète.
Pas réglé en un jour
Tout d’abord, il faut rappeler que derrière la mise en œuvre de chaque volet de cet accord se cache un travail bien plus important que beaucoup ne l’imaginent. Les nouveaux Arrêtés Royaux nécessitent une évaluation budgétaire, une concertation avec les organisations syndicales, un avis favorable du Conseil d’État ainsi qu’un consensus au sein du Conseil des ministres. Certains volets exigent en outre des modifications législatives, ce qui implique de parcourir l’ensemble du processus parlementaire. La mise en œuvre d’un accord social ne se réalise donc pas du jour au lendemain.
Premières mises en œuvre
Depuis la signature de l’accord, nous nous sommes immédiatement mis au travail. Où en sommes-nous aujourd’hui ? Nous avons déjà accompli des progrès significatifs. L’allocation d’éloignement, une amélioration particulièrement importante, devient réalité à partir du 1er juin 2026. Les chèques-repas ont été étendus aux candidats militaires, aux aumôniers et aux conseillers moraux. Nous visons une entrée en vigueur au 1er août 2026. Quant à l’augmentation de la valeur des chèques-repas, nous suivrons le rythme de la Fonction publique : dès qu’une adaptation y sera décidée, nous l’appliquerons également.
Un important paquet de mesures en préparation
Les éléments les plus visibles de l’accord social sont actuellement regroupés dans une seule loi. Il s’agit notamment de l’allocation opérationnelle (OPS), des jours de congé supplémentaires à partir de 56 ans, de la compensation intégrale des heures prestées, du doublement des indemnités pour le travail de week-end et la rappelabilité, de l’introduction d’un crédit-temps forfaitaire pour les militaires proches de la pension, de la possibilité d’épargner des jours de congé ainsi que de l’extension de l’allocation de fonction.
Avant la pause estivale, nous soumettrons cet ensemble de mesures au Conseil des ministres. Le projet de loi pourra ensuite être transmis au Conseil d’État puis au Parlement. Nous restons donc dans les délais pour une entrée en vigueur au 1er janvier 2027, comme prévu initialement.
Davantage de reconnaissance
Cet accord social n’est donc pas une promesse sur papier. Il apportera rapidement des améliorations concrètes pour nos militaires et leur entourage. Nous avançons de manière déterminée, dans le respect des procédures et avec une attention particulière à l’essentiel : obtenir de meilleures conditions de travail et une plus grande reconnaissance de la spécificité du métier militaire.
Tout cela afin de construire une Défense plus forte et résolument tournée vers l’avenir.