16/07/2026
🦆🌽 Sécheresse : quatre heures sur le terrain pour mesurer l'urgence du monde agricole
La chaleur continue de mettre les cultures landaises à rude épreuve. Ce lundi, la Coordination rurale des landes représentée par Joël Descat, a rencontré le préfet des Landes pour évoquer les conséquences des restrictions d'irrigation mises en place sur le secteur.
La matinée ne s'est pas limitée à une réunion en préfecture. Arrivé vers 8 h 45, le préfet est resté mobilisé jusqu'à 13 h 30. Après près de deux heures d'échanges avec les représentants agricoles et les exploitants, il s'est rendu directement sur plusieurs parcelles afin de constater, sur le terrain, les effets de la sécheresse et de la canicule. Une démarche appréciée par les agriculteurs, qui souhaitaient avant tout montrer la réalité de ce qu'ils vivent.
Pour la Coordination Rurale , les restrictions d'irrigation interviendrait à un moment particulièrement délicat. Le syndicat demande un court délai supplémentaire afin de permettre de terminer l'irrigation de certaines cultures et d'éviter des pertes qui pourraient être considérables. Il estime également que les réserves des lacs permettraient encore de soutenir temporairement le débit de l'Adour.
La décision appartient désormais au comité sécheresse, qui se réunira mercredi. Le préfet s'est engagé à transmettre les inquiétudes et les demandes exprimées par le terrain.
Au-delà de l'urgence climatique, c'est aussi l'avenir économique de nombreuses exploitations qui préoccupe les agriculteurs. Certains maïs présentent déjà d'importants défauts de pollinisation, laissant craindre une baisse significative des récoltes.
La Coordination Rurale a également insisté sur un autre sujet : celui de l'accompagnement bancaire. Selon le syndicat, de nombreux exploitants peinent aujourd'hui à obtenir la souplesse nécessaire pour traverser ces crises successives. Il appelle les établissements bancaires à faire preuve d'un véritable esprit d'accompagnement et souhaite qu'une réflexion soit engagée afin de mieux encadrer ces situations exceptionnelles, pour que les agriculteurs puissent bénéficier de solutions adaptées lorsque les aléas climatiques frappent durement leurs exploitations.
Enfin, une perspective plus encourageante est apparue au cours des échanges : plusieurs anciens projets de stockage d'eau, restés en attente depuis des années, pourraient être réexaminés. Une piste qui ne répondra pas aux difficultés immédiates, mais qui pourrait contribuer à mieux préparer les prochaines années.
Le Canard du Grand Dax continuera à suivre ce dossier...