30/05/2026
Cette semaine, j’ai été confronté à une situation que beaucoup de chauffeurs connaissent malheureusement.
Alors que j’étais en attente de chargement d’un conteneur, le portique est tombé en panne. Plusieurs camions se sont retrouvés immobilisés pendant de longues heures sans possibilité d’avancer. Le portique n’a finalement pas été réparé et nous avons été contraints de quitter les lieux. À ce moment-là, j’étais déjà proche de ma limite de conduite continue de 4h30. Afin de pouvoir stationner mon ensemble routier dans un endroit sûr et disposer des commodités indispensables, notamment des sanitaires et des douches, j’ai dû prolonger ma conduite d’environ 20 minutes.
Conformément à la réglementation, j’ai immédiatement effectué une impression du chronotachygraphe et j’ai rédigé une justification en application de l’article 12 du règlement (CE) n° 561/2006.
L’article 12 permet, dans certaines circonstances exceptionnelles et imprévisibles, de déroger aux règles relatives aux temps de conduite et de repos lorsque cela est nécessaire pour garantir la sécurité des personnes, du véhicule ou de son chargement, à condition que cela ne compromette pas la sécurité routière.
C’est un rappel important : le chronotachygraphe n’est pas seulement un outil de contrôle, c’est aussi un outil qui permet de tracer et de justifier des situations exceptionnelles lorsque celles-ci sont correctement documentées.
Comme toujours, en cas de dérogation, le mot d’ordre reste le même : expliquer, justifier et conserver les preuves.